evenement militaire La poche de Colmar

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evenement militaire La poche de Colmar

Message par kaamelott lancelot le Jeu 7 Fév - 19:18

La poche de Colmar

France

Après la prise de Strasbourg par la 2e division blindée du général Leclerc, toute l'attention des Alliés se portât désormais sur la "poche de Colmar". Celle-ci représente un saillant qui s'enfonce dans les lignes alliées depuis environs 30 km au sud de Strasbourg jusqu'à Rosenau, au sud de Mulhouse, tenu par la XIXe arme allemande, soit près de 50 000 soldats.

L'artillerie française était positionnée sur le Rhin, à quelques kilomètres de Bâle. Celle-ci pilonne les positions allemandes à Baden, sur la rive est du fleuve. Les gares de triages ont été démolies et le trafic ferroviaire interrompu avec la Suisse. Des feux ont commencé à se propager dans la forêt Noire. Comme les bacs sur le Rhin ont été démolis, des unités allemandes piégées sur la rive ouest ont dû se réfugier en Suisse. Le 29 novembre, la 2e DB du général Leclerc prit Erstein, à 15 km au sud-ouest de Strasbourg. Les positions de la XIXe armée allemande se durent battre en retraite et resserrer leur poche autour de Colmar, de Sélestat à Thann.




Le 7 décembre 1944, de Lattre envoi la Ière armée français effectuer une offensive contre la poche de Colmar. Le 10, Thann est libérée par la 2e division marocaine du général de Lattre. Le 18 décembre, Kaysersberg et Ammerschwihr sont libérées. La Ière armée française est maintenant à 6 km de Colmar.

Le 1er janvier 1945, Hitler déclenche l'opération Vent du Nord. Celle-ci consiste en une offensive nocturne contre les positions alliées sur un front de 75 km, entre Sarrebrück et Strasbourg. Celle-ci est conduite par la Ière armée du général Hans Von Obstelfeder et a pour but d'exploiter la faiblesse du VIe groupe d'armées américain causée par le repli de certaines de ses forces dans les Ardennes, plus au nord. Strasbourg est de nouveau menacée par les troupes allemandes.




Le 3 janvier à Versailles, la Ière armée américaine, dont fait partie la 2e DB, a reçu l'ordre de se replier au nord de l'Alsace et d'évacuer Strasbourg pour occuper la crête des Vosges. De Gaulle a tout de suite réagit en confiant à de Lattre la mission de défendre Strasbourg, "avec ou sans l'accord du commandement américain". Vers 16 h, de Gaulle voit Eisenhower et Churchill au QG américain. Il persuade Eisenhower d'annuler l'ordre d'évacuer Strasbourg et le nord de l'Alsace.

Le 5 janvier, les Allemands refranchissent le Rhin et établissent une tête de pont à Gambsheim, à 20 km au nord de Strasbourg. Le 7, les forces allemandes effectuent une offensive en tenaille sur Strasbourg. Au nord, ils attaquent la VIe armée américaine vers Haguenau. Au sud, venant de la poche de Colmar, ils font une percée sur Erstein dans les lignes de la Ière armée française.

Le 20 janvier, l'opération "Vent du Nord" avait permit aux Allemands de se rapprocher à 13 km de Strasbourg, ce qui provoqua une véritable panique. Regroupée entre Sarreguemines et Bitche, la 10e Panzerdivision est à l'avant-garde de l'offensive menée sur Saverne et Strasbourg. Elle a reprit Sessenheim et fait sa jonction avec les unités ayant franchi le fleuve. Ces forces continuent leur offensive vers le sud de l'Alsace. Leur but est de rejoindre et de dégager Colmar et d'ouvrir ainsi la voie au-delà des Vosges. L'objectif allemand est que les forces du groupe d'armées de Blaskowitz parviennent à enfoncer le VIe groupe d'armées franco-américain, qui contrôle un front de 120 km de large.




Pour empêcher cette manoeuvre qui pourrait avoir de terribles conséquences chez les Alliés, la Ière armée française a lancé une attaque massive visant à réduire la poche de Colmar. Mais le temps est glacial (-20 °C), la visibilité est très faible et les tempêtes de neige rendent encore plus difficiles les opérations qui sont conduites sans appuis aérien, tant les conditions atmosphériques sont mauvaises.

Le 23 janvier 1945, la Ière armée française a arrêté l'offensive allemande "Vent du Nord" devant Strasbourg. Le général Eisenhower était prêt à laisser la ville retomber aux mains des Allemands, pourvu que cela facilitât la retraite de sa VIe armée. Le général de Gaulle a menacé de retirer ses troupes du commandement allié si Strasbourg était sacrifiée. Eisenhower a cédé, mais laisse aux Français la responsabilité de défendre la ville. Le 25 janvier, le 21e corps américain vint renforcer les troupes de de Lattre.

Le 27 janvier, des unités de la 5e DB française et la 3e DI américaine investissent Jebsheim, à l'est de Colmar et atteignent le canal de Colmar. Le 1er corps du général Béthouart pénétrât dans la poche par le sud, et le 2e corps du général de Montsabert par le nord. Le 2 février, Colmar était libéré. Le 3, le commandement allemand ordonnait l'évacuation de la poche. Le 9 février 1945, de Lattre envoya ce communiqué : "Au 21e jour d'une âpre bataille au cours de laquelle les troupes américaines et françaises ont rivalisé d'ardeur, de ténacité et de sens manoeuvrier, l'ennemi a été chassé de la plaine d'Alsace et a dû repasser le Rhin." Ce communiqué reflète parfaitement la réalité.

Carte de la poche de Colmar (20 janvier-5 février 1945)



Affiche publiée dans Colmar le 3 février 1945 (rédigée le 2)
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kaamelott lancelot
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