Période du 31 décembre 1944 au 2 février 1945

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Période du 31 décembre 1944 au 2 février 1945

Message par kaamelott lancelot le Sam 15 Mar - 7:53

Période du 31 décembre 1944 au 2 février 1945

C'est dans des conditions particulièrement mauvaises que la Première Division Française Libre va prendre position en Alsace le premier jour de cette année 1945.

Le froid est intense (-15° à -20°). Les pertes ont été sensibles dans les Vosges et la Division, forte à son arrivée en Italie de 18347 hommes, n'aligne plus maintenant que 13 207 combattants. Les troupes coloniales aguerries ont été relevées par des FFl remplis de bonne volonté mais sans expérience. Le matériel est à bout de souffle. Les Allemands sont à proximité de leurs bases. Le secteur attribué à la 1e DFL est démesurément étendu au sud de Strasbourg à cause de la pénurie des troupes alliées dans cette région.

La 1e DFL s'installe de Plobsheim à Ostheim, sur 52 kilomètres, à partir du 31 décembre 1944, au moment où les Allemands se préparent à lancer leur attaque pour reprendre Strasbourg par un mouvement en pince.

Le 10 janvier 1945, les hommes de la 1e DFL arrêtent de justesse les chars allemands à 25 km au sud de Strasbourg. La lutte est acharnée dans tout le secteur. Le BM 24 est encerclé et anéanti, le 11, dans le village d'Obenheim. Enfin, le 14 janvier, la dernière tentative d'Hitler pour reprendre l'initiative sombre dans l'impuissance.

Il ne reste plus aux troupes de la 1e Armée Française qu'à réduire la poche de Colmar. Pour ce faire, la 1e DFL se déplace au sud et s'établit, le 17 janvier, dans la région de Sélestat.

Le 20, la bataille se déclenche avec violence, le 23, la DFL se bat sur tout son front. Le 30 janvier, les Français Libres sont maîtres d'Elsenheim et d'Ohnenheim. On se bat à la mitraillette dans les bois environnants. Un Combat Command de la 2e DB (Commandant Vézinet) épaule la Division ainsi que les chasseurs de chars du 8e RCA (Colonel Simon).

Le 1er février 1945, les Fusiliers Marins atteignent le Rhin devant Sasbach. Le 2, la DFL borde le fleuve depuis Rhinan jusqu'à Artzenheim. Colmar est libéré par la 1re Armée Française et le 2e Corps d'Armée Américain. L'Alsace est totalement nettoyée.
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Re: Période du 31 décembre 1944 au 2 février 1945

Message par KAAMELOTT arthur le Sam 15 Mar - 9:19

une bataile qui merite un dossier plus complet plus tard je pense car c'est vraiment la ou on habite
abec quelque definitions :ffi,dfl,..pour les non initié
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Re: Période du 31 décembre 1944 au 2 février 1945

Message par kaamelott lancelot le Sam 15 Mar - 9:40

Le 17 septembre 1944, c'est l'opération "Market-Garden", opération
terrestre et aéroportée ayant pour objectif de s'emparer des ponts
d'Arnhem et de Nimègue, sur la Meuse et le Rhin. L'opération
sera finalement un échec total et retentissant pour les Alliés.

le 1er octobre 1944, à la frontière belge, le 7ème Corps US entame
le siège d'Aix-la-Chapelle et perce la Ligne Siegfried. La bataille
pour la ville durera trois semaines.

Dans les Vosges, les Allemands se sont ressaisis et le front stabilisé
sur le Rhin et la Ligne Siegfried. Ils établissent des positions
défensives successives pour interdire les routes et les crêtes.
La ligne de défense pré-vosgienne et la ligne vosgienne
verouillent la "Trouée de Saverne".

Les ordres du Haut Commandement allemand sont de tenir coûte que
coûte, à n'importe quel prix, dans l'espoir insensé de gagner du temps.
Ses troupes de l'ouest, qui en sont à leur 3ème commandant en chef
en moins de deux mois, ont au moins un avantage, celui d'être près
de leur base, l'Allemagne n'étant plus qu'à une centaine de kilomètres.

Les Alliés, en revanche, connaissent des difficultés croissantes
de ravitaillement, en essence principalement. Le ravitaillement
de la population française, plus particulièrement parisienne,
pose d'énormes problèmes de logistique et commence à avoir
des répercutions sur le Front. Ils ont, en outre, besoin de souffler
un peu après avoir parcouru plus de 600km depuis la Normandie
sans cesser de livrer combat, les lignes de ravitaillement
et de communication étant allongées au maximum.

L'Allemagne mobilise ses dernières ressources pour renforcer
son Front de l'Ouest et conserver la partie du sol français
qu'elle occupe encore, la Poche de Colmar.

Hitler incorpore désormais les jeunes Allemands à partir de 16 ans,
puis procède à la levée en masse des hommes valides jusqu'à 60 ans
(Volkssturm).

La 1ère Armée française, composée de ses 1er et 2ème Corps,
respectivement sous les ordres des généraux Antoine Bethouart
et Goislard de Monsabert, parvenue en Alsace, commence
à se regrouper face à la trouée de Belfort, en vue d'engager
la bataille finale pour la libération de l'Alsace. Elle a à sa gauche
la 7ème Armée US, qui tend à se porter sur le nord et la Sarre,
obligeant de Lattre de Tassigny à étendre son propre dispositif.

Les Alliés préparent une grande offensive en direction du Rhin.
Elle consiste à attaquer sur les voies d'invasion conduisant
en Allemagne.

Face à 78 divisions allemandes, dont 5 panzer, les Alliés déploient
désormais trois millions d'hommes, chiffre extraordinaire,
mais sur 650km de front, de la Mer du Nord à la Suisse.

L'attaque de la 7ème Armée US dans la Sarre débute le 8 novembre
dans de conditions atmosphériques épouvantables.

Les GIs établissent plusieurs têtes de pont au delà de la Moselle
et parviennent même à franchir la frontière allemande.

Metz tombent le 22 novembre 1944, mais les dernières forteresses
allemandes de la Ceinture ne seront définitivement réduites
que le 13 décembre 1944 par les divisions de George Patton.

L'offensive de la 1ère Armée française vers le Rhin est déclenchée
le 14 novembre 1944.

Le 19 novembre 1944, à 18h30, un détachement du CC3 de la 1ère
Division blindée française atteint la rive gauche du Rhin à Rosanau,
près de Bâle, sur la frontière suisse, et trempe symboliquement
le drapeau national dans le fleuve.

Belfort, où s'illustrent les commandos de France, est libéré en même
temps que Mulhouse qui voit à l'oeuvre les blindés de la 1ère Division
blindée du général Jean Touzet du Vigier. La percée ainsi réalisée
perce les positions allemandes dans les Vosges. C'est l'occasion
pour la 7ème Armée US d'avancer sur Sarrebourg,
libéré le 21 novembre.

Les blindés de la 2ème Division blindée française, mise à disposition
du 15ème Corps US de la 7ème Armée US, percent le dispositif
allemand, débouchent des Vosges à Saverne, et foncent
dans la plaine d'Alsace.

Le 23 novembre 1944, Leclerc entre triomphalement dans Strasbourg,
respectant ainsi son célèbre serment prêté dans l'oasis de Koufra.
Après la 1ère DB à Rosanau, le Rhin est atteint une seconde fois.

La période qui suit voit de nouveaux succès alliés.

Les Américains s'emparent de Sarreguemines, de Forbach, Sélestat,
pénètrent à Haguenau. Mais les troupes alliées sont fatiguées, usées.
La météo toujours détestable et l'hiver s'installe.

Les Allemands, eux, durcissent leur résistance. Ils doivent toutefois
céder Dannemarie aux troupes françaises, mais en leur causant
des pertes terribles: 1300 tués et 4500 blessés.

A l'issue de ces durs et difficiles combats où les deux corps
d'armée français ont été engagés, la Haute Alsace est libérée
jusqu'à Masevaux.

Mais entre la 7ème Armée US, au nord, et la 1ère Armée française,
au sud, les Allemands repliés des Vosges se sont organisés
autour de Colmar.

Ils forment une vaste poche défensive qu'ils sont résolus
à défendre jusqu'au bout.

Les Tirailleurs et les Spahis marocains réalisent de véritables
prouesses malgré la crue des rivières, les champs de mines et surtout
la réaction violente des Allemands. Les troupes françaises piétinent
dans la boue et le froid. Partout ailleurs, les Alliés sont immobilisés
par les chutes de neiges.

En campagne depuis quatre mois, épuisés par les combats
et par les conditions climatiques, les troupes françaises
originaires d'Afrique sont complètement usées
et n'en peuvent plus.

Le Commandement français procède alors à ce qui est communément
appelé "le blachissement" (ou le "blanchiment") des troupes.

Les pertes subies par les troupes africaines sont complétées
ou remplacées par des éléments venus des FFI, qui n'ont pas encore
l'expérience du front mais sont mieux adaptés aux combats d'hiver.
C'est le mérite, après avoir été son souci, du général Jean de Lattre
de Tassigny d'avoir réalisé la cohabitation théorique, sous un même
drapeau, des divisions de l'armée d'Afrique et des FFI venus
pour la plupart des maquis avec leurs chefs et leurs armes.

Sur le terrain, ce mélange est fort complexe et délicat. Il y avait
des questions de grades, de chefs que les nouveaux venus entendaient
conserver, de mentalité, d'éducation militaire qui laissaient souvent
à désirer dans les FFI.

La synthèse s'est donc réalisée progressivement. En février 1945,
l'intégration des FFI sera une réalité.

Avec les formations issues de la Résistance sont reconstitués
des régiments par emprunt au répertoire historique des Corps
d'armée de l'Armée française.

C'est ainsi qu'aux soldats venus de l'Empire colonial français,
qui représentent alors les trois quarts des effectifs, s'y ajoutent
137000 autres provenant de la France métropolitaine.

Aucun n'est de trop, compte tenu des évènements qui vont s'accélérer.
Alors que les Alliés marquent le pas à peu près partout sur le front
occidental, l'Allemagne se prépare à frapper un grand coup.

Hitler veut offrir une victoire à son armée et à son peuple,
en attendant la mise en service d'hypothètiques armes secrètes.

Le 16 décembre 1944, le Heeresgruppe B du maréchal Gerd
von Rundstedt lance une violente offensive dans les Ardennes
belges, entre Moschau et Echternach.

L'attaque allemande débouche par un temps exécrable,
avec des moyens considérables, sur un terrain enneigé,
peu propice aux opérations d'envergure.

Les cinq divisions américaines (85000 hommes) qui gardent
ce front de 100km sont totalement surpris et se retrouvent
très vite submergées.

L'intention des Allemands est de percer brusquement leurs lignes
en direction de Liège et Dinant, sur la Meuse, de couper le front
allié en deux et de séparer les armées anglo-canadiennes
des Américains, et de reprendre le port d'Anvers, vital
pour le ravitaillement allié.

Ils pourront ensuite se redéployer vers le sud et vers le nord
pour détruire les unes après les autres les forces alliées
dissociées.

Wacht am Rhein ("Garde au Rhin") débute dans l'enthousiasme
mais également dans le désordre et l'anarchie. Pour en conserver
le secret au maximum, les commandants de grandes unités n'ont été
mis au courant que deux ou trois jours avant. Quant aux exécutants,
ils ne savent pas toujours où ils sont et encore moins où ils vont.

En dix jours, les Allemands ne réussiront à progresser que de 70km
à travers le massif des Ardennes belgo-luxembourgeois.

Le 23 décembre 1944, les éléments avancées de la 2ème Division
panzer sont stoppés par le 30ème Corps britannique dans la région
de Celles, à 3km de la Meuse.

Les Américains, au prix de sacrifices inouis, se ressaisissent
vigoureusement. Les éclaircies dans le ciel permettent à leur aviation
d'intervenir en pilonnant les troupes allemandes qui sont définitivement
stoppées, puis seront refoulées jusqu'à leur base de départ fin janvier
1945.

Le 26 janvier 1945, le saillant allemand est définitivement éliminé.

Entretemps, il y a le "drame de Strasbourg". A peine l'offensive
allemande en Belgique est-elle jugulée que plusieurs divisions
allemandes attaquent, le 31 décembre 1944, les lignes américaines
au nord de Strasbourg que défend au sud la 1ère Armée française.

Sans attendre, Dwight Eisenhower donne l'ordre à la 7ème armée US,
qui, avec la 1ère Armée française, forme le VIème Groupe d'Armées
alliées, de se replier promptement sur les Vosges et d'abandonner
Strasbourg.

Mais Charles de Gaulle, soutenu par l'Anglais Winston Churchill,
proteste énergiquement auprès du GQG allié d'Eisenhower.

Le chef du Gouvernement Provisoire de la République Française
(GPRF) réussit finalement à faire fléchir l'Américain, qui modifie
en conséquence les ordres donnés.

La 7ème armée US ne doit plus, en effet, se replier que sous la pression
de l'ennemi. Mais déjà pour parer au danger d'une intrusion allemande,
de Lattre de Tassigny a fait entrer la 3ème Division d'infanterie
algérienne dans la capitale alsacienne, remplacée dans les Vosges
par la 10ème Division d'infanterie française du général Billotte.

Les Allemands sont bien décidés à reprendre Strasbourg.
Ayant repassé le Rhin, ils parviennent à 20km de la ville.

Le 7 janvier 1945, les Allemands déclenchent l'attaque générale
contre Strasbourg. Les Américains encaissent le choc et tiennent
bon, ainsi que les troupes françaises des 2ème Division blindée,
1ère DFL et 3ème DIA, renforcées de la brigade Alsace-Lorraine
d'André Malraux.

Attaques et contre-attaques se succèdent.

Les Allemands s'acharnent et gagnent petit à petit du terrain jusqu'à
parvenir à Wantzenau, aux portes de Strasbourg. Ils sont finalement
refoulés par les Tirailleurs algériens et un Combat Command (CC)
de la 2ème Division blindée.

Cependant, payant d'audace, de Lattre de Tassigny malgré une situation
plus que critique, décide de s'en prendre quand même à la poche
de Colmar, où les Allemands tiennent toujours bon. Il a l'assentiment
des Américains qui lui fournissent en plus une division d'infanterie.

Le 20 janvier 1945, le 1er Corps français, commandé par le général
Antoine Bethouard, par un temps abominable, donne l'assaut entre
Thann et Mulhouse, au sud de Colmar.

Le 22 janvier 1945, le 2ème Corps français du général Goislard
de Monsabert attaque à son tour au nord de la poche.

Après d'âpres combats, la ville est prise le 2 février 1945, à peu près
intacte. De Gaulle vient lui-même féliciter les vainqueurs.

Les troupes françaises et américaines s'empressent d'exploiter
la percée. Cernay, Soultz, Guebviller, Rouffach, Neuf-Brisach,
Fessenheim sont enlevés. La poche de Colmar est nettoyée.

Bilan allié de la bataille pour la poche de Colmar: 2137 tués
et 11253 blessés franco-américains.

Mais la 19ème Armée allemande du général Friedrich Wiese,
qui s'était reformée après sa retraite du sud de la France,
est complètement anéantie. Elle laisse 20000 prisonniers
derrière elle.

On note qu'est intervenu dans la bataille le 1er Corps aérien français,
aux côtés de la 2nd US Tactical Air Force.

Au nord de Strasbourg, malgré leurs efforts désespérés,
les Allemands cèdent de plus en plus de terrain.

Le 31 janvier 1945, ils abandonnent Gambsheim où ils avaient établi
leur première tête de pont. Strasbourg, soulagé du nord au sud,
grâce à l'offensive française contre Colmar, est sauvé.

Une nouvelle opération, menée de concert par la 1ère Armée française
et la 7ème Armée US, permet de s'emparer de la région de Haguenau
le 17 mars 1945. Le lendemain, les troupes françaises libèrent
les derniers villages alsaciens. Les Américains leur ont laissé
cet honneur qui illustre la fraternité d'armes franco-américaine.

Côté allemand, c'est la désillusion et le découragement. L'année 1944
et le début de 1945 ne leur ont apporté que des défaites.

Rien que sur le front de l'Ouest, la Whermacht a perdu en huit mois
d'opérations 1.5 million d'hommes, tués, blessés, prisonniers.

Sur le front soviétique, rien ne peut plus arrêter le rouleau
compresseur russe. En janvier 1945, Varsovie et les grandes
villes polonaises tombent, la Prusse-Orientale est envahie,
les rives de la Baltique atteintes dans la région de Dantzig.

Début février 1945, après une campagne éclair de trois semaines,
les Soviétiques ont progressé de 400km, franchit la frontière
allemande de 1939 et atteint l'Oder, à 60km de Berlin.
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Re: Période du 31 décembre 1944 au 2 février 1945

Message par kaamelott lancelot le Sam 15 Mar - 9:40

ca te va ???????????????????????????????????????????? lol!
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Re: Période du 31 décembre 1944 au 2 février 1945

Message par KAAMELOTT arthur le Sam 15 Mar - 13:11

la vache je dirai oui mais j'ai pas lu!
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Re: Période du 31 décembre 1944 au 2 février 1945

Message par Invité le Dim 16 Mar - 20:47

je sais pas de qui sa parle mais je dirai oui aussi.
mais c des truc de malade

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Re: Période du 31 décembre 1944 au 2 février 1945

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